Tomb Raider : L’Homme de Bronze

    • Nom Anglais : The Man of Bronze
    • Nom Français : L’Homme de Bronze
    • Auteur : James Alan Gardner
    • Édition : Fleuve Noir
    • Parution : Juillet 2005
    • Nombre Pages : 377
    • Traduction par : Gabrielle Brodhy

Quatrième de Couverture : Un ami en difficulté. Une attaque de mercenaires. Une explosion… et une réincarnation en bronze massif d’Osiris – le dieu égyptien découpé en morceaux – qui cherche à récupérer sa jambe. Le voyage de Lara en Pologne démarre sur les chapeaux de roues. L’aventure n’est pas banale. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre un… un quoi, au fait ? Un androïde ? Un robot ? Une créature venue du futur ? Toujours est-il que, depuis dix millénaires, il traque le crime et les criminels pendant que les religieux de l’ordre de Bronze s’efforcent de récupérer les derniers morceaux qui lui manquent encore. C’est Lara qui va s’y coller, et elle ne sera pas déçue du voyage. Les petites vacances tranquilles, ce n’est pas encore pour cette fois-ci…

Extrait du Chapitre 1 :

Le quartier de Stare Miasto, à Varsovie, est une illusion. On le croirait vieux de plusieurs siècles, avec des bâtisses datant du XIIIe siècle et un mur d’enceinte érigé pour repousser les hordes mongoles. Mais c’est un leurre. Stare Miasto a été rasé pendant la Seconde Guerre mondiale – il ne restait plus une seule pierre debout – et ce qu’on peut voir aujourd’hui est une reproduction du XXe siècle délibérément vieillie à l’aide de gravats qui seuls subsistaient de la ville après qu’Hitler et Staline l’eurent consciencieusement pilonnée.
En d’autres termes, Stare Miasto est une fausse antiquité. Bien construite, très jolie, mais fausse.
En question contrefaçons, je m’y connais bien. J’en ai vu beaucoup. Mon nom est Lara Croft, et je collectionne les vieilleries.
C’était décembre – une nuit froide et claire avec dix centimètres de neige. Les rues de Varsovie étaient vides, à l’exception de quelques badauds dont les haleines blanches semblaient presque spectrales dans l’air glacé. Leurs pensées étaient sans doute toute entières tournées vers Noël : les cadeaux à acheter, les repas à préparer, les décorations à accrocher. Les miennes, cependant, étaient ailleurs. Un ami m’avait demandé de le rejoindre à Varsovie… et cet ami avait des problèmes.
Il s’appelait Reuben Baptiste. Né à Trinidad, il avait suivi ses études à Cambridge et se révélait très utile pour moi dans le cadre de mon travail. Il avait un don inné pour trouver précisément le paragraphe qu’il fallait dans le livre qu’il fallait – le plus souvent dans ses bibliothèques poussiéreuses où les ouvrages, empilés sans aucun ordre sur les étagères, ne figurent même pas sur le catalogue.
Et surtout, il savait parler aux gens. Il pouvait discuter avec des scientifiques de la Royal Society dans leur club de Piccadilly, avec des shamans autour d’un feu de camp, avec des pensionnaires de maison de retraite…