Tomb Raider et l’Amulette du Pouvoir

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    • Nom Anglais : The Amulet of Power
    • Nom Français : L’Amulette du Pouvoir
    • Auteur : Mike Resnick
    • Édition : Fleuve Noir
    • Parution : Mars 2004
    • Nombre Pages : 378
    • Traduction par : Gabrielle Brodhy

Quatrième de Couverture : L’amulette de Mareish… Objet de toutes les convoitises. Source de pouvoir, d’invincibilité et d’immortalité pour celui qui la possédera. Un vrai danger pour le monde, heureusement bien caché depuis plus d’un siècle. Mais Lara Croft, bien malgré elle, se verra contrainte d’aller la rechercher. A vrai dire, elle n’a pas trop le choix. C’est ça ou passer le reste de sa vie à esquiver les attentats. Parce que certains s’imaginent qu’elle l’a, et d’autres ne veulent pas qu’elle la retrouve. Pas très confortable, comme situation… Mais fidèle à elle-même, elle saura mettre tout le monde d’accord – à sa manière…

Tomb Raider : L’Amulette du Pouvoir est en fait une suite officieuse à Tomb Raider 4.

Transcription complète du prologue :

Ce furent les élancements à la base du crâne qui la réveillèrent. Mais quand elle essaya de palper la zone douloureuse, elle s’aperçut qu’elle ne pouvait plus bouger la main gauche.
Que s’est-il passé ? se demanda-t-elle, décontenancée. Et pourquoi est-ce que je ne peux pas respirer ? Elle avait la bouche pleine de poussière.
Où suis-je ?
Alors, très lentement, elle se souvint – et le regretta presque aussitôt. Elle était enfouie sous les gravats d’un tombeau dans le temple d’Horus, à Edfou, en Égypte. Quelque chose lui clouait le bras gauche au sol. Quelque chose à mi-chemin entre une grosse pierre et un rocher.
Et ses jambes ? Étaient-elles coincées, elles aussi ? Elle ne les sentait plus.
Doucement, elle tenta d’ouvrir les yeux pour voir s’il y avait de la lumière, dans ce tombeau. Son oeil gauche s’entrouvrit. Il faisait noir comme dans un four. Le droit resta obstinément fermé. Une larme, mélangée à la poussière, avait scellé ses paupières en lui collant les cils.
Bon. D’accord. Pas de panique. Est-ce que je peux bouger le bras droit, au moins ?
Elle essaya. Oui. Il répondait.
O.K. Je vais pouvoir dégager l’autre. Il est cassé ou non ? Je peux remuer les doigts ?
Les doigts remuaient.
Maintenant, qu’est-ce que je fais ici ?
Lentement, la mémoire lui revint – Set, le dieu égyptien maléfique qu’elle avait libéré par inadvertance, la bataille, et, au bout du compte, sa capture. Et puis au moment où elle triomphait, l’effondrement du temple.
Procédons à un petit examen clinique, à présent… M’est-il possible de rouler sur le côté, de m’asseoir, de bouger d’une façon ou d’une autre ?
Elle tendait les muscles, prête à tester son état général, quand la douleur, dans son crâne, se fit si violente qu’elle perdit de nouveau connaissance.
Elle rêva qu’elle était prisonnière d’une toile d’araignée géante. Et plus elle essayait de se dégager, plus elle s’y engluait.
– Il y a quelqu’un ?
Oh mon Dieu ! songea-t-elle, toujours dans son rêve, c’est l’araignée qui me parle !
Elle se débattit encore, mais son bras gauche et ses jambes semblaient paralysés.
– S’il y a quelqu’un, appelez !
Appeler ? Pour qu’elle sache où je suis ? Pour qui me prend-elle, cette araignée ? Pour une débile ?
– Tenez bon ! J’arrive !
Elle arrive ! Il faut que je me sorte de là !
Elle gigota désespérément, mais la toile la retenait fermement captive.
Il y eut des bruits d’éboulis, de pierres déplacées, puis le faisceau d’une torche trancha le poudroiement qui dansait autour d’elle.
Sa migraine reprit de plus belle. De sa main droite, elle ramassa une poignée de poussière.
Ce n’est pas à une fourmi ou à une mouche, que tu auras affaire, l’araignée. Je suis Lara Croft, et ne compte pas sur moi pour succomber sans me battre !
Forçant son œil gauche à s’ouvrir, elle distingua une main tendue vers elle. Une main ? Elle aurait juré que les araignées n’avaient pas de mains…
Ce devait être une ruse pour lui inspirer confiance. Elle attendit que la main de l’araignée ne soit plus qu’à quelque centimètres… et lui lança sa poignée de poussière dans les yeux – du moins là où ils devaient approximativement se trouver.
– Bon sang ! s’exclama l’araignée dans un anglais parfait. Qu’est-ce qui vous prend ?
Elle essaya d’articuler : « Ne t’approche pas de moi ou je t’écrase ! », mais sa bouche était si sèche et pâteuse que sa tentative se solda par une faible quinte de toux.
Deux mains commencèrent à repousser les gravats autour d’elle.
Un comportement plutôt bizarre pour une araignée…
Soudain, le visage de la bestiole arachnéenne fut tout près du sien. Elle ressemblait vraiment à un humain, et un humain plutôt séduisant, même…
– Vous êtes hors de danger, maintenant, dit l’araignée en la soulevant.
Elle s’efforçait de se rappeler si les aranéides possédaient la faculté de mentir quand elle s’évanouit de nouveau.